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Pour cette première livraison de ma liste de diffusion, je présente un petit bilan des activités que j’ai menées en 2024. Quelques temps forts et moments mémorables que je partage avec vous.͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏
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Trop de fois cette année pour que je puisse les compter, j’ai pris la décision de m’occuper enfin de ma liste de diffusion; trop de fois aussi j’ai fini par travailler à d’autres projets alors que j’avais réservé une plage horaire pour cette tâche exacte. Je profite des derniers jours de décembre et du soleil timide qui perce le couvert nuageux pour m’y mettre une bonne fois pour toutes, espérant que je parviendrai ainsi à instaurer quelque chose comme une habitude ou un rituel. Voici donc, pour commencer, un petit bilan des activités que j’ai menées cette année. Rien d’exhaustif, mais quelques temps forts et moments mémorables qui me permettent de comprendre pourquoi je suis si fatigué… :)
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J’habite où je lutteSans conteste, le lancement du podcast J’habite où je lutte, que j’anime, réalise et produit avec l’extraordinaire Vanessa Jérome, est l’événement le plus important de l’année 2024. À mon humble avis, en tous cas… Vanessa et moi y travaillons depuis deux ans déjà et nous avons enfin partagé les premiers fruits de notre labeur. Un seul épisode a été lancé en 2024, mais quel épisode! C’est que nous avons inventé un format, pour ainsi dire, qui ne ressemble à rien d’autre: ce premier épisode s’accompagne de trois bonus qui approfondissent le sujet et ces contenus, mis bout à bout, totalisent 195 minutes de création, d’échanges, de partage, de discussions, d’idées et de tentatives de transformer le monde. Le podcast est disponible sur les plateformes de diffusion Apple Podcasts, Spotify, Amazon Music & Audible et YouTube & YouTube Music, en plus d’être offert en écoute sur le site web jhabiteoujelutte.com. J’espère que vous serez nombreuxses à nous écouter et à vouloir entrer en conversation avec nous!
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Résidence de recherche et de création avec Stefania BecheanuEn juillet, alors que j’avais plus que jamais besoin de faire une pause pour me retirer du monde et créer, j’ai eu l’immense honneur et le tout aussi immense plaisir d’accueillir mon amie et collègue Stefania Becheanu, plasticienne sonore, musicienne, performeuse et artiste indisciplinée d’origine roumaine et basée à Paris. D’abord, je voulais permettre au public de Victoria de découvrir son travail. Stefania a présenté un extrait de sa pièce Fragile à l’Université de Victoria; elle a investi une salle de classe banale pour la transformer en chambre d’écoute et de partage. La performance a été enregistrée par l’équipe de Radio Victoria, qui nous a invité·es Stefania et moi à envahir les ondes: on nous a offert tout un épisode de l’émission Artiste en visite, pendant lequel j’ai posé à Stefania différentes questions sur son travail et sa démarche de création. On peut écouter l’épisode en rattrapage ici. Stefania et moi avons profité de son séjour à Victoria pour assister à des concerts, visiter des galeries et des musées, nous former en classe de maître auprès de danseuses et danseurs contemporain·es, puis nous nous sommes enfui·es en nature dans les collines du sud de l’Île de Vancouver et sur la côte, de Sooke à Port Renfrew. Nous avons arpenté les plages et les forêts du parc provincial Juan de Fuca et nous en avons tiré un maximum de matériaux artistiques. De mon côté, je suis revenu de cette résidence auto-gérée avec quelques “performances poétiques multimédia”, qu’on peut revoir sur mon compte Instagram ici, ici, ici et ici, et avec des tonnes de notes pour quelques projets futurs — incluant le début d’un manuscrit qui s’est imposé de lui-même alors que j’observais le large à partir d’un bout de rocher accroché à une falaise du parc régional East Sooke. Oh! J’ai aussi terminé, sur le balcon de notre petit condo de Sooke, le manuscrit d’un projet dont j’espère vous reparler bientôt!
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Queeriser nos territoiresCe week-end en famille chez les queer a été l’un des moments phares de 2024, à n’en pas douter! J’ai eu l’immense honneur d’être invité à performer à Sherbrooke dans le cadre des événements Queeriser nos territoires organisés par le laboratoire transculturel VersUS, l’Équipe de recherche en études queer au Québec et Violet Hour. J’ai partagé la scène avec les auteurices de très grand talent Léa Murat-Ingles, Geneviève Dufour, Michel Lemelin, Alexandre Rainville et Stéphane Martelly, ainsi qu’avec l'hilarante et sensuelle Samantha Barnack, drag queen extraordinaire. Je suis revenu absolument galvanisé de cette petite visite éclair dans les Appalaches que j’affectionne tout particulièrement, animé par des désirs d’écriture et de communauté.
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Publication de deux articles savantsEn 2024, Zishad Lak et moi avons enfin publié certains des résultats de la recherche “Le Grand Rêve de l’Amérique Française”: Rereading the Québécois Literary Canon Through the Lenses of Racial and Colonial Exclusions, que nous menons grâce à une subvention Explore du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) attribuée par le bureau de la vice-présidente Research & Innovation de UVic. Je dis “enfin” parce que c’est un travail de longue haleine que nous avons entrepris il y a plusieurs années déjà et dont je suis très, très fier du résultat.
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“For Whom Does the Water Flow?” The Politics and Aesthetics of Eeyou Istchee’s Water in Blue Bear Woman by Virginia Pesemapeo BordeleauNuméro 255 de la revue Canadian Literature.
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Sur les routes de “l’Amérique française”: métissage et auto-autochtonisation discursive dans Volkswagen Blues de Jacques PoulinVolume 53, numéro 1 de la Revue d’études autochtones
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Conférences et communications2024 a été une année “tranquille” en ce qui concerne les colloques et les conférences, mais j’ai tout de même participé à plusieurs événements stimulants.
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“Research-Creation: The Offspring of the Tame Sow & the Wild Boar”Le 2 octobre, je suis intervenu dans un panel sur la recherche-création organisé par Sara Ramshaw, directrice de la concentration Cultural, Social and Political Thought à UVic. J’ai ausis présenté mon intervention aux étudiant·es du séminaire HUMA 180 Encountering Humanities Research offert par Adrienne Williams Boyarin quelques semaines plus tard. Je suis toujours enchanté de faire la promotion de cette méthodologie hybride indéfinissable.
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alternatives to/within the neoliberal universityQuelques jours plus tôt, j’ai partagé quelques réflexions politiques lors de la table ronde alternatives to/within the neoliberal university organisée à UVic par Émile Fromet de Rosnay et Sara Ramshaw pour CSPT. Le déclin des humanités et l’accélération de la néolibéralisation des institutions d’enseignement supérieur sont des sujets glauques et lourds, mais ils nous permettent parfois de prendre conscience que les luttes convergent de plus en plus vite et que nous sommes à l’aube, peut-être, de grands bouleversements.
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“résistance, résignation, ni l’un ni l’autre, et pourtant l’un et l’autre”: décolonisation contra-francophone et résurgence autochtone dans les essais de Chantal T. SpitzLe 19 avril, toujours à UVic, j’ai présenté cette communication portant sur les essais de l’écrivaine mā’ohi Chantal T. Spitz dans le cadre de la Journée d’études Féminisme et écriture de soi en Francophonie, organisée par la collègue et amie Mylène Dorcé. Chantal Spitz, en plus d’être une romancière et nouvelliste puissante, est aussi une grande essayiste. Cependant, son militantisme autochtone et anti-nucléaire, qu’elle exprime dans des essais et des textes autobiographiques, n’est pas suffisamment convoqué et étudié. J’ai tenté d’en dire quelque chose de pertinent.
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Promotion, permanence, habilitation, etc.2024 a été une grosse année! D’abord, j’ai obtenu la permanence et j’ai été promu au rang de professeur agrégé au sein de la toute nouvelle School of Languages, Linguistics and Cultures de l’Université de Victoria, où je continuerai de contribuer aux programmes en études françaises et francophones. Je poursuis également la mission que je me suis confiée moi-même d’incarner, dans tous les aspects de ma pratique artistique et de ma recherche, l’éventail complet de tout ce que je suis. Concrètement, cela veut dire qu’en plus de continuer à participer au programme interdisciplinaire Cultural, Social and Political Thought, je suis maintenant aussi affilié au programme Media Studies offert par la Faculty of Humanities. Finalement, j’ai été habilité par France Éducation International en tant qu’évaluateur des épreuves du TCF, en plus d’être réhabilité comme évaluateur-correcteur des épreuves des diplômes DELF et DALF. Je continue donc de servir auprès du Centre de passation de l’Université de Victoria, dirigé par ma collègue Catherine Caws.
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Outstanding Graduate Supervision and Mentorship AwardJ’ai eu l’immense honneur, en septembre, de recevoir ce prix remis par la Faculty of Humanities de l’Université de Victoria pour récompenser mon travail d’accompagnement auprès des étudiant·es des cycles supérieurs. Pour en savoir davantage sur les prix et sur le travail de mes collègues récompensé·es, cliquez ici.
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Avec la splendide Mylène Dorcé, lors de la cérémonie de remise des prix, le 19 septembre 2024.
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Il y aurait tellement de choses à raconter! Je pourrais vous parler des étudiant·es que j’ai dirigé·es qui ont soutenu leurs thèses, je pourrais parler des textes de création qui ont été publiés dans un dossier thématique de la revue Le Crachoir de Flaubert à la suite de mon projet Mount Tolmie: zone à raconter, je pourrais parler aussi du recueil Fouolles de Si Poirier, paru dans la collection “Queer” des Éditions Triptyque et qui a été le dernier projet que j’ai dirigé pour la maison, mais je m’arrête là-dessus parce que… l’année achève et j’ai des projets à planifier pour 2025! À surveiller, en vrac: Un cours de cinéma québécois et un atelier en études médiatiques; Des colloques et des conférences un peu partout, à Victoria, à Montréal, à Clermont-Ferrand; Un livre à paraître aux Éditions de la rue Dorion, codirigé avec Cédric Trahan; Un congé d’étude d’un an qui me permettra de me consacrer à la recherche et à l’écriture de mes prochains projets; Un séjour à l’Institut CY Advanced Studies de CY Paris Cergy Université en tant que chercheur invité, grâce à la collègue AMarie Petitjean; Et plus encore?
C’est une année de défis qui s’annonce, mais je suis prêt à les relever. Je suis enthousiaste aussi à l’idée que certains projets aboutiront en 2025 et que je pourrai donc vous en parler avec plus de détails. À suivre… +++ En terminant, je vous souhaite à tous et à toutes un magnifique passage à l’année 2025, auprès des gens qui vous sont chers, à faire les activités qui vous apportent bonheur et bien-être. Au grand plaisir!
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